Dette nette de la France : 372 milliards € !
Un petit complément s’impose à mes billets précédents sur la dette de la France par rapport à l’étranger…
La dette nette de la France à la fin de l’année 2008 était bien aux alentours de 400 milliards d’euros : 372 milliards plus précisément !
Ce chiffre est donné par la Banque de France dans sa banque de données accessible par internet, cliquer ici pour y accéder, thème Position nette puis Position globale au 31 décembre 1995-2008, cliquer ici pour y accéder directement, lignes du bas, d’où le premier imbécile venu est capable de tirer ce graphique en quelques clics de mulot :
Cliquer ici pour agrandir le graphique.
Tout est simple…
Comme je l’ai écrit précédemment, la BdF calcule la position nette de la France par rapport à l’étranger, c’est-à-dire le déficit ou l’excédent de la maison France par rapport aux autres pays, tous comptes faits.
Les déficits de la balance commerciale, des investissements directs étrangers (entrants et sortants), etc. doivent être compensés par des emprunts de la BdF au nom de la France auprès d’autres banques centrales, c’est-à-dire d’autres pays.
La Grèce est au plus mal, tout le monde le sait, mais la France ne va pas très bien avec une dette nette de près de 400 milliards d’euros fin 2008 en valeur de marché, c’est-à-dire en comptabilisant les valeurs aux prix des marchés comme la logique l’exige, ainsi que les institutions et les règles internationales et non pas à leur valeur comptable lors de leur transaction.
Les deux façons de comptabiliser ces données sont généreusement fournies par la BdF pour qu’il n’y ait pas d’ambigüité.
Jusqu’en 2002, la situation de la France était encore neutre : pas de dettes ni de créances sur l’étranger. Tout s’est dégradé par la suite, surtout en 2008 en valeur de marché.
Dans mes billets précédents, les données et les graphiques ne prenaient pas en considération tous les éléments de la dette, en particulier les investissements de portefeuille et les avoirs de réserve.
Les Français (et les marchés) sont inconscients : la situation est gravissime !
Et encore merci à Olivier Fluke de m’avoir incité à éclaircir ce problème.
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