Enron, Lehman, BNP, OTC et méga-arnaques
Todd Graber, le patron de Pink OTC Markets qui gère cet ersatz de bourse libre hors de tout contrôle a réussi l’exploit de travailler chez Arthur Andersen (qui a facilité les fraudes d’Enron) puis chez Lehman Brothers ! Il a donc été au plus près de toutes les grandes faillites frauduleuses de ce début XXI° siècle, et ce n’est qu’un début.
Comme ceux d’Enron, les dirigeants de Lehman Brothers ont fait preuve d’imagination pour camoufler le plus longtemps possible leurs irrégularités…
Le siège social de cette banque se trouvait à Wilmington dans le Delaware de façon à bénéficier de conditions fiscales avantageuses et à ne pas être contrôlé par les autorités de l’Etat de New-York particulièrement compétentes en matière de détection de fraudes financières.
Toutes les vérifications sont concordantes : les seules traces de la cotation officielle des actions de Lehman Brothers se trouvent sur le site de la Bafin, donc en Allemagne pour échapper au contrôle de la SEC (qui conserve encore toutes ses informations sur Enron qui était régulièrement coté aux Etats-Unis).
Pour ce qui concerne BNP-Paribas, le produit financier BNPQY qui est coté sur ce marché libre américain des titres négociés hors cote (U.S. over-the-counter -OTC- securities market) est censé refléter le cours de l’action cotée sur le Nyse-Euronext à Paris.
Il s’agit là en fait du début d’une arnaque qui peut être gigantesque. Pour la décrypter, il faut rappeler quelques notions essentielles…
Une action d’une société cotée en bourse est une quote-part de son capital. Tout est contrôlé, logique, cohérent. Tout actionnaire possède une part de son capital en contrepartie de son investissement, mais il n’en est pas du tout de même pour ce produit financier BNPQY qui est une coquille vide qui ne correspond à rien de réel.
En effet, un investisseur qui acquiert un titre, coté actuellement 38,05 US$ sur le marché OTCQX (Pink OTC Markets Inc - International Premier QX) sous le symbole BNPQY ne possède pas une fraction d’action de BNP (1/2) : il ne possède qu’un titre pour lequel existait au moins un acheteur à ce prix.
L’initiateur de ce titre, BNP, peut ainsi émettre autant de titres qu’il le veut et le peut, sans aucune limite ni contrôle. Chaque titre émis et payé est de l’argent qui entre dans les comptes de BNP sans autre contrepartie que la remise d’un titre qui ne correspond à aucune valeur réelle.
C’est une arnaque dans le style de celles de Bernard Madoff : le jour où il n’y aura plus de demande sur ces titres (et le jour où BNP ne rachètera plus ces titres), leur cours tombera, ce qui se traduira par une perte sèche pour tous leurs possesseurs crédules, comme cela a été le cas avec les sub-prime.
Bien entendu, BNP entretient cette tromperie en faisant fonctionner le marché sur ce titre, par exemple en donnant la consigne à ses conseillers financiers d’inciter leurs clients à investir sur ce titre qui leur est présenté comme étant plus avantageux que l’action cotée sur le (Nyse-)Euronext à Paris.
Des campagnes de marketing bien conçues peuvent être organisées pour attirer d’autres investisseurs inexpérimentés.
La supercherie peut atteindre une autre dimension à partir du moment où BNP réussit à attirer des fonds gérés par d’autres établissements financiers dont les clients crédules ne connaissent pas précisément les produits dans lesquels leurs capitaux ont été investis.
Le stade suprême de l’arnaque est atteint quand des fonds gérés par BNP acquièrent un certain nombre de ces titres BNPQY.
Des établissements financiers peu fiables trompent (et ont trompé) leurs clients aux Etats-Unis en les incitant à investir dans des produits financiers sophistiqués risqués, ce qui s’est déjà traduit par des pertes colossales pour ces investisseurs crédules et imprudents.
Il est particulièrement inquiétant de constater que la plus grande banque du monde par le montant de son bilan (et le total de ses dettes), BNP, utilise de tels procédés.
Toutes les personnes qui travaillent dans nos Gos banques françaises et qui savent ce qui s’y passe réellement confirment toujours l’existence de telles pratiques, celle-ci étant la partie émergée d’un iceberg que j’ai repéré de l’extérieur mais il y en a beaucoup d’autres.
Une fois de plus, tout investisseur sensé désirant valoriser son capital, ne doit jamais faire confiance à sa Gos banque française.
La meilleure solution est d’investir judicieusement dans des produits financiers bien analysables, dans des établissements financiers qui respectent les règles prudentielles d’endettement.
Comme je l’ai déjà écrit, je propose des offres pour de telles demandes…
Tout est simple, pour ceux qui comprennent ces problèmes financiers élémentaires.
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Cliquer ici pour lire le communiqué annonçant la prise de fonction de Todd Graber chez Pink OTC Markets et décrivant son parcours professionnel.
Cliquer ici pour vérifier l’existence des documents d’Enron sur le site de la SEC en tapant le code ENR ou le nom Enron et l’absence de toute information pour les cotations des actions de Lehman Brothers.
Cliquer ici pour lire un document présentant le lancement de ce produit financier BNPQY coté sur ce marché libre américain des titres négociés hors cote U.S. over-the-counter (OTC) securities market.
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