Naissance de l’inflation et croissance
L’inflation est comme le cancer : un mal sournois qui prend naissance quand certains déséquilibres fondamentaux perdurent. Les indicateurs habituels ne détectent pas ces maux lorsqu’ils peuvent encore être éradiqués et lorsqu’ils les révèlent, c’est trop tard.
Les indicateurs d’inflation fiables que sont le PCE:LFE et le CPI:LFE sont concordants : il n’y a pas d’inflation en vue car ils sont tous les deux à 1,3 %,
Graphique 1 :
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Les producteurs de fer comme BHP Billiton, Vale et Rio Tinto ont annoncé des hausses de prix qui vont se rapprocher des prix spot qui sont actuellement à $150 la tonne alors qu’ils étaient à $60 début 2009. Les constructeurs automobiles seront obligés de répercuter sur leurs prix de vente ces hausses de coûts.
Il en est de même sur d’autres marchés. Lorsque la croissance repart après une période récessive, les prix de détail subis par les consommateurs augmentent après un certain délai comme cela s’est produit en 2003,
Graphique 2 :
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La hausse du PCE:LFE était de 1,4 % en septembre 2004 avec une croissance du PIB à 6 % mais l’inflation a bondi quelques mois plus tard, et la Fed a été obligée par la suite de remonter ses taux à des niveaux très élevés pour faire baisser l’inflation, ce qui a provoqué la crise, la plus grave depuis...
Le même graphique avec une échelle un peu différente et avec les courbes de tendance polynomiales,
Graphique 3 :
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Les bons toubibs savent détecter les dysfonctionnements potentiellement dangereux. Ceux qui voient juste et loin, les bons spéculateurs voient venir l’inflation : les rendements des Notes à 10 ans montent petit à petit de jour en jour, d’heure en heure, pour atteindre et dépasser la barre des 4 %.
B-2 et ses acolytes seront obligés de remonter le taux de base de la Fed précipitamment et au-dessus de son niveau de neutralité dès que la situation des banques et de l’immobilier le permettront.
Seuls les petits Suisses, les meilleurs financiers du monde arrivent à garder des taux longs à un niveau bas : à moins de 2 % pour les bons du Trésor à 10 ans, ce qui énerve tout le monde.
Ce billet n’est que la mise à jour de ce que j’ai déjà écrit précédemment…
Une petite remarque : les Américains n’ont pas souscrit hier à l’émission de bons du Trésor de la Grèce. Pourquoi ?
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