Taxe sur les banques : pire des solutions
Le gouvernement allemand vient de décider d’instaurer une taxe sur les banques, et la France va le suivre bien entendu.
C’est la pire des solutions !
En effet, cette taxe correspond en fait à une assurance, dont la prime est dérisoire, qui donne la possibilité aux dirigeants des banques de faire tout ce qu’ils veulent, y compris de mener leur banque à la faillite, car ils savent que l’Etat les renflouera de toute façon.
Que faire ?
Paul Volcker veut créer des usines à gaz employant des fonctionnaires pour surveiller les agissements des big banks et leur interdire de faire certaines opérations pour leur compte propre tout en les autorisant à le faire pour le compte de leurs clients !
Bien entendu, ce bon vieux Greenspan n’est pas favorable à ces projets.
En fait, les règles qu’il avait édictées, celles qui ont déjà été adoptées sous la forme du ratio Tier à l’origine, permettent de résoudre naturellement tous les problèmes, à condition de les durcir en adoptant un leverage, mon µ, strictement inférieur à 10 au lieu de 12,5.
Ainsi, les capitaux propres (constitués du seul capital et des bénéfices accumulés) des banques devraient représenter au moins 10 % du total des dettes.
Les banques Michel Inchauspé (Bami), Pouyanne, Martin-Maurel et d’autres banques sérieuses (helvètes) respectent ce ratio… sans l’avoir recherché ! car c’est un ratio qui s’impose spontanément quand les actionnaires (ou leurs représentants) gèrent correctement leur entreprise.
Dans ces conditions, les big banks ne peuvent pas avoir des ratios de rentabilité normaux (un ROE supérieur à 15 %). Elles doivent se scinder d’elles mêmes en un certain nombre de petites entités qui peuvent alors être rentables.
C’est simple, tout est simple, disait…
Bien entendu, les dirigeants des Gos Banks allemandes et françaises sont contre.
Qui va gagner ?
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