Olivier Fluke et les big banks US
J’invite les honorable lectrices et lecteurs de mon blog à lire les articles d’Olivier Fluke, en particulier sur les big banks des Etats-Unis.
Il utilise des outils d’analyse différents des miens (rien sur le bilan, tout sur les comptes des résultats publiés) mais toujours avec de bonnes méthodes (en décryptant les rapports officiels et les déclarations des dirigeants) ce qui complète très bien mes analyses basées sur les seuls postes significatifs des bilans selon les préconisations de ce bon vieux Greenspan.
Ainsi par exemple, Olivier Fluke relève que Bank of America n’a pas provisionné 7 à 10 milliards de dollars de pertes possibles sur des saisies immobilières contestables, ce qui pourra être fait au cours de ces prochains trimestres.
En effet, cette banque a dégagé un total cumulé de 23 milliards de dollars au niveau du résultat opérationnel au cours des 4 derniers trimestres, ce qui lui permettra d’absorber sans problème ces pertes sur les exercices de 2011.
Une fois de plus, ce bon vieux Greenspan a toujours raison : une banque qui a un bon µ (leverage) peut toujours se sortir d’une situation délicate, et inversement.
Les big banks américaines ne sont pas au bord du gouffre comme le répètent tous les idiots inutiles, ce qui est le cas pour leurs homologues de la zone euro qui ont de mauvais µ.
Le flux des capitaux qui sortent de l’obligataire public et en particulier de ces cochons de pays du Club Med accentue les difficultés de nos Gos banques (prononcer Gauss, comme la courbe) qui sont très lourdement engagées sur ces produits (qui étaient considérés comme étant sans risques !), ce qui accentue cette fuite des capitaux et provoque une baisse des cours des Gos banques (comme cela s’est produit au cours de la première semaine de janvier) car elles risquent d’enregistrer des dizaines de milliards d’euros de pertes qui seront généreusement couvertes par les contribuables.
La solution qui permet à l’euro de survivre à court terme est d’attirer des capitaux (surtout des dollars détenus par des pays asiatiques), ce qui fait remonter son cours par rapport au dollar.
Un euro fort ne pénalise pas les exportations allemandes, mais très fortement celles de ces cochons de pays du Club Med qui ne sont plus compétitives sur les marchés internationaux très ouverts, ce qui accentue à terme leurs problèmes.
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