Sarko : € fou dangereux !
Notre grand Lider Maximots vient de déclarer à Davos : "Je peux vous assurer que, aussi bien Mme Merkel que moi-même, jamais, vous m'entendez, jamais, nous ne laisserons tomber l'euro, jamais".
C’est grave. Il donne l’impression d’être vraiment très déterminé à défendre l’euro jusqu’au bout, ce qui aura des conséquences particulièrement graves pour les euro-zonards.
Il n’est plus utile de répéter que la défense de l’euro est une pure folie : une monnaie unique pour 17 pays dont les caractéristiques sont très différentes (les unes des autres) est contraire à tous les principes économiques les plus élémentaires.
L’euro-acharnement des hommes politiques est incompréhensible. Ils prétendent défendre ainsi l’Europe dans le monde, en particulier contre l’hyper puissance américaine comme le disait si bien Chirak, mais en fait ils l’affaiblissent : l’Allemagne a consacré grosso modo 3 000 milliards d’euros pour combler en pures pertes les déficits de ces cochons de pays du Club Med alors que ces excédents de sa balance des transactions courantes (ceux de la balance commerciale et des investissements directs étrangers) n’auraient jamais dû atteindre ces sommets.
Dans le système international de changes libres qui fonctionne d’une façon satisfaisante, aucun pays n’a intérêt finalement à avoir durablement une balance commerciale fortement excédentaire car cela implique inversement nécessairement des sorties de capitaux préjudiciables qui créent d’autres problèmes par ailleurs comme le montre l’exemple de la Chine qui subit, entre autres, une inflation qui sera difficilement maitrisable.
Inversement, aucun pays n’a intérêt à avoir durablement une balance commerciale fortement déficitaire, ce qui se comprend plus facilement, l’exemple actuel étant les Etats-Unis.
Si l’euro n’avait pas existé, l’Allemagne n’aurait pas pu dégager de tels excédents car le deutschemark aurait pris de la valeur (par rapport aux autres monnaies), ce qui aurait fait baisser la demande, les prix allemands étant alors trop élevés.
Inversement, les pays du Club Med auraient été obligés de réagir positivement en particulier en laissant leurs monnaies se dévaluer et en ne laissant pas filer leur masse monétaire, ce qui aurait entrainé une croissance supérieure à ce qu’elle a été sans les déséquilibres fondamentaux actuels, comme cela a été avant l’adoption de l’euro.
Le système monétaire international est parfaitement bien autorégulé à condition que les règles soient respectées.
Le volontarisme de Sarko est irrémédiablement voué à l’échec. Le problème actuellement est l’échéance. Comme pour les tsunamis, tout peut se passer très vite, à tout moment, tout à l’heure en quelques minutes comme ce fut le cas début mai 2010 ou beaucoup plus tard.
Il est toujours étonnant de constater que ces problèmes monétaires sont difficiles à comprendre pour la plupart des gens alors que pour d’autres, tout est simple…
***