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13 avril 2016 3 13 /04 /avril /2016 17:41

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~~Circulation / création monétaire pour les nuls, suite… sans fin ! Rédigé par jp-chevallier dans la rubrique Monétarisme Je reviens une fois de plus sur ce problème de circulation monétaire que tous les nuls confondent avec de la création monétaire… Un de mes lecteurs a transmis le lien d’une vidéo qu’il considère comme étant une référence dans laquelle un certain Bernard Maris explique clairement et doctement que les banques font évidemment de la création monétaire en accordant des prêts. Bernard Maris est malheureusement mort, victime des musulmans qui ont tué des membres de la rédaction de Charlie Hebdo. C’était un économiste réputé par les nuls, professeur des Université (en économie), membre du conseil général de la Banque de France et à ce titre indubitablement nul parmi les plus nuls du fait que la Banque de France et son gouverneur ont été jugés nuls, totalement nuls, archi nuls, en droit, en économie, en finances, par la Chambre correctionnelle du Tribunal de Grande Instance de Paris, ce qui est une référence indiscutable. Pour expliquer ce type de création monétaire, Bernard Maris prend l’exemple d’un particulier qui achète un immeuble (il voulait dire par là un bien immeuble) en empruntant 500 000 euros à sa banque. Il prétend alors que la banque crée ces 500 000 euros, ex nihilo, curieusement en demandant éventuellement à la Banque centrale cette somme qui lui est accordée, non pas sous forme de billets mais d’écritures comptables, ce qui revient au même. Il y voit là de la pure création monétaire, évidente. Erreur monumentale ! En effet, cette banque ne crée pas ces 500 000 euros : elle ne peut les prêter que si elle les a déjà dans ses comptes, évidemment ! Toutes les personnes qui travaillent dans des banques le savent parfaitement bien ainsi que beaucoup d’autres gens, sauf les nuls comme des profs d’économie d’universités et les gens de la Banque de France ! Même les pires des banquiers, prenons l’exemple de nos mécanos de la Générale, l’affichent clairement dans leur bilan : les prêts accordés à leurs clients sont inscrits à l’actif dans le poste Prêts et créances sur la clientèle pour un montant de 405 milliards d’euros… … qui sont financés par des capitaux propres et des dettes, c’est-à-dire le passif constitué de l’argent que la banque a accumulé grâce à ses bénéfices (ses capitaux propres) et des dettes constituées pour l’essentiel d’emprunts obligataires (postes Passifs financiers et Dettes représentées par un titre) et par les dépôts de ses clients. Par ailleurs, les banques prêtent de l’argent à d’autres titres. Les banques dites commerciales font circuler l’argent que les uns ont gagné et épargné (non dépensé) pour prêter cet argent à ceux qui veulent investir, contre une rémunération qui est le taux d’intérêt. Ce dispositif simple est à la base de toute l’activité bancaire dans le monde depuis plus de 5 000 ans et il permet d’atteindre le potentiel optimal de croissance, c’est-à-dire d’optimiser la Richesse des nations et de leurs habitants. Le mécanisme est simple. Toute personne sensée le comprend aisément, sauf les nuls, indécrottablement et irrémédiablement nuls qui répètent sans cesse que les banques font de la création monétaire en accordant des prêts. Les connaissances et l’aptitude à la réflexion sur des problèmes économiques, financiers et monétaires simples sont tombés à des niveaux dramatiquement bas dans la plus grande partie de la population, y compris pour ce qui concerne les dirigeants qui occupent les postes les plus importants dans ces domaines. C’est effarant et inquiétant ! Une citation s’impose (pour finir ?) : Pour ceux qui ont compris, aucune explication n’est nécessaire. Pour ceux qui n’ont pas compris, aucune explication n’est possible. Cliquer ici pour voir la vidéo dans laquelle Bernard Maris explique que les banques font évidemment de la création monétaire en accordant des prêts. Cliquer ici pour voir que la Banque de France et son gouverneur ont été jugés nuls par la Chambre correctionnelle du Tribunal de Grande Instance de Paris.

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13 avril 2016 3 13 /04 /avril /2016 11:18

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~~Bénéfices et inflation basse Rédigé par jp-chevallier dans la rubrique Etats-Unis Rien ne va plus : les bénéfices des entreprises américaines baissent ! Document 1 : C’est la fin du monde, le triomphe de Marx. Les bénéfices des entreprises américaines baissent, oui, mais ils augmentent quand même sur une tendance longue de 7 % par an ! Les bénéfices des entreprises américaines baissent, oui, surtout en valeur nominale, mais la baisse est nettement moins marquée une fois déflatés, c’est-à-dire exprimés en dollars constants, Document 2 : L’inflation basse perturbe les marchés habitués pendant des décennies à une inflation plus ou moins importante, ce qui facilitait les augmentations des bénéfices qui ne sont pas régulières. Rien n’est stable dans une matière vivante. Des périodes de forte expansion, voire d’exubérance irrationnelle des marchés comme l’a dit en son temps Alan Greenspan, se traduisent par des hausses anormales des bénéfices suivies par une chute, ce qui s’est produit à trois reprises depuis la lutte contre l’inflation et la relance de l’économie américaine sur de bons fondamentaux par les Reaganomics. Dans ces conditions, le blocage des bénéfices et des cours des actions à un haut niveau est logique. La part des bénéfices dans le PIB est montée très rapidement après la crise issue des grandes turbulences financières jusqu’à un pic de 10 % alors que, historiquement, elle fluctuait dans une bande de 6 à 7 % du PIB, Document 3 : Les dividendes ont bondi eux aussi à 5 % du PIB alors qu’ils auraient dû continuer à rester à 4 %… Document 4 : … ce qui n’empêche pas les entreprises américaines de continuer à investir considérablement, à un niveau historiquement record, par rapport au PIB, Document 5 : Ce n’est donc pas la fin du monde mais une adaptation des entreprises américaines à une situation nouvelle issue d’une inflation anormalement basse en Europe et au Japon (due à une hypertrophie monétaire durable), et à la fin d’une période de croissance chinoise très forte qui a fait passer une très grande partie de sa population d’un état d’extrême pauvreté à un niveau de vie satisfaisant.

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10 avril 2016 7 10 /04 /avril /2016 21:09

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~~€ffondrement : enfin ! Rédigé par jp-chevallier dans la rubrique Etats-Unis, Europe, France, Monétarisme Une fois de plus, un rappel s’impose : l’euro, cette monnaie unique contre nature pour des pays indépendants et souverains qui ont des niveaux et des gains de productivité différents, est condamné à disparaitre. La seule inconnue en est la date. Depuis le mois de juillet 2007, de bons spéculateurs, c’est-à-dire des investisseurs qui voient juste et loin, ont commencé à s’en défier en se portant préférentiellement sur des bons de Trésors estimés plus ou moins fiables jouant le rôle d’ersatz de monnaies nationales suite à leur disparition, en particulier sur le Bund qui est la référence en la matière. Les écarts relatifs des rendements de ces bons de Trésors (par rapport à ceux du Bund) correspondaient au pourcentage de dévaluation potentielle, cf. ce que j’en ai écrit à ce sujet. En conséquence, les prix du Bund ont monté et inversement, ses rendements ont baissé, le tout anormalement, sur une tendance lourde et longue mais claire, devant atteindre le zéro absolu fin 2015… Document 1 : … ou fin mai 2015 si l’on se fie à la tendance commençant en janvier 2014, Document 2 : Dans les deux cas, le Bund (et l’euro-système !) a été sauvé des eaux, c’est-à-dire du zéro, grâce à l’intervention des Américains sous la houlette des gens de la Fed lors de déclarations avant la réunion du FOMC du 28 avril 2015, non pas par générosité mais parce que l’économie américaine (celle des Etats-Unis) n’était alors pas suffisamment forte pour supporter le choc d’un €ffondrement. Les rendements du Bund ont été maintenus en survie au-dessus de la barre critique de 0,50 % pendant le reste de l’année 2015 mais lors de la réunion du FOMC du 16 décembre 2015, les gens de la Fed ont considéré que l’économie américaine (celle des Etats-Unis) était alors devenue suffisamment forte pour supporter le choc d’un €ffondrement et en conséquence, les rendements du Bund sont tombés sous cette barre critique de 0,50 % puis sous la suivante à 0,15 % depuis le… 1° avril (!). Sur cette tendance, le zéro devrait être atteint en mai, Document 3 : Les rendements des bons bons à 10 ans du Trésor helvète qui n’ont pas bénéficié de telles faveurs de la part des Américains sont tombés en territoire négatif depuis la mi-janvier 2015, rendant intenable l’arrimage du franc suisse à l’euro que la BNS a fait sauter 10 jours plus tard. L’écart entre les rendements des bons à 10 ans et à 2 ans du Trésor teuton plonge depuis le début de cette année 2016… Document 4 : … alors que ceux du Trésor des Etats-Unis s’est stabilisé en concordance avec une croissance contenue à cause de l’anticipation de l’€ffondrement, Document 5 : D’après ces données et mes analyses, un €ffondrement est très fortement probable à très court terme, en mai, ce qui est en concordance avec les conclusions de notre ami analyste technique Fred Rabeman qui se base surtout sur l’évolution de la parité euro / livre sterling qui a grimpé de plus de 10 points sur plusieurs semaines. Elle est au niveau précédant la crise de 2008. Il s’attend donc à une crise bancaire quelque part dans le monde, en fait dans la zone euro du fait que les big banks too big to fail ne respectent pas les règles prudentielles d’endettement. Fred Rabeman rappelle que depuis 25 ans, toute hausse importante de la parité €/£ est suivie d’une crise financière dans une partie du monde et que, si la parité euro / dollar australien dépasse 1,67 nous pourrons nous attendre à un fort dévissage des marchés d’actions. Il relève par ailleurs que la parité €/US$ est beaucoup trop haute : elle est à un niveau plausible de retournement, ce qui fait que la crise en question pourrait se dénouer d’ici 4 semaines, ce qui est assez classique, le mois de mai étant généralement faible pour les actions. Lorsque les conclusions de Fred Rabeman et les miennes concordent, il est extrêmement rare que nous nous trompions ! Par ailleurs, Fred Rabeman considère que ce sont les gestionnaires des trésoreries des entreprises qui achètent avec leurs disponibilités (le cash) du Bund (et d’autres bons de Trésors) parce qu’ils ne veulent pas les placer sur leurs comptes bancaires du fait qu’ils n’ont pas confiance dans les banques et dans l’euro (en cas d’€clatement, ils récupéreront des créances en Deutsche Mark et non pas de la monnaie de singe), ce qui accentue la baisse de ces rendements. Cette interprétation explique les anomalies que l’on observe sur les données de l’agrégat monétaire M3-M2 (qui correspond globalement aux trésoreries des entreprises) qui se situe à un niveau anormalement bas (et le plongeon de cet agrégat après le krach éclair de la Grèce début mai 2010), Document 6 : M3-M2 représente 6 % du PIB annuel de la zone euro… Document 7 : … alors qu’il devrait se monter au moins au tiers du PIB en comparaison avec la situation qui prévalait aux Etats-Unis, Document 8 : Il y aurait donc près de 3 000 milliards d’euros qui seraient ainsi anormalement portés sur des bons de Trésors de la zone euro au lieu d’être utilisés plus judicieusement pour financer les besoins des entreprises, ce qui explique cette baisse historique hors normes de ces rendements. €ffondrement, tsunami bancaire, krach… il est difficile de prédire les diverses manifestations possibles de ce qui va se passer mais le plus grand désordre à venir est certain.

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10 avril 2016 7 10 /04 /avril /2016 09:44

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~~Brèves… Rédigé par jp-chevallier dans la rubrique Europe, France Panama Papers Pour la gauche socialiste mondialiste, les enfers fiscaux sont des paradis sur terre alors que les paradis fiscaux, c’est-à-dire les pays dans lesquels l’Etat ne vole pas systématiquement les gens qui s’enrichissent en travaillant, sont à condamner et même à supprimer ! Les journaleux de (presque) tous les médias dans le monde ont utilisé sans scrupules des données volées, et en toute impunité. C’est leur conception de la liberté. L’un de ces paradis fiscaux effectivement condamnable où trouvent refuge les membres des pires mafias, italiennes, russes et autres d’Europe de l’Est est Monaco qui est sous la supervision de la Banque de France, mais aucun journaleux ne risque d’en parler… *** McRon libéral Le Ministre de l’économie McRon a déclaré, entre autres, qu’il est libéral ! Il explique que pour lui et donc pour la gauche dans laquelle il est engagé, l’essentiel est que la croissance du PIB atteigne son potentiel optimal, ce qui ne peut être obtenu qu’en laissant faire les marchés libres dans des règles définies par l’Etat. C’est une application de la main invisible d’Adam Smith qui permet d’optimiser la Richesse des nations et de leurs habitants. Le problème est que tous les socialistes français sont viscéralement contre le libéralisme ainsi que les gens de droite. Les Français ne sont pas des anglo-saxons. McRon est En marche vers la sortie. *** Le Tigre celtique renait de ses cendres Après avoir été flingué par quelques banquiers condamnables mais pas condamnés, la croissance du PIB du Tigre celtique a été de 5,2 % en 2014 et de 7,8 % en 2015 ! Rares sont les articles qui vantent la réussite de ce petit pays sans richesses naturelles, terre traditionnellement de famines et d’émigration. Cette forte croissance retrouvée s’explique par un taux d’impôt sur les bénéfices des sociétés maintenu à 12,5 % qui permet aux entreprises de gagner de l’argent, donc d’investir pour se développer, de créer des emplois et donc de la richesse, ce qui profite à tout le monde. Heureusement, contre toutes les pressions de toute la nomenklatura socialiste antilibérale euro-zonarde, les Irlandais ont eu la sagesse de conserver ce qui a fait leur réussite : ce taux d’impôt largement inférieur à celui qui est en vigueur dans la plupart des autres pays où règne l’enfer fiscal.

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4 avril 2016 1 04 /04 /avril /2016 21:17

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~~Ali Baba Président ! Rédigé par jp-chevallier dans la rubrique France Ali Baba et ses 40 voleurs étaient très contents car ils amassaient assez facilement et en toute impunité des richesses dans leur caverne aux trésors mais un jour, un doute leur vint à partir du moment où ils ont remarqué que la police commençait à s’intéresser à leurs vols. Ali Baba eut alors la bonne idée de dire à Mohamed : « Tu te fatigues à travailler pour gagner peu d’argent. Si tu votes pour moi, avec ta famille et tes amis, je te donnerai assez d’argent pour vivre sans travailler ! » Marché conclu, avec Mohamed et d’autres. Ali Baba est élu Président. Ses 40 voleurs sont élus députés et sénateurs. Ensemble, ils votent des lois et des règlements pour légaliser leurs vols et leurs rackets qui sont devenus des prélèvements obligatoires sous la forme d’impôts, de taxes, de cotisations, d’amendes, etc. Ils ne risquent désormais plus rien. La caverne aux trésors d’Ali Baba s’appelle maintenant le Trésor Public. Ils en sont toujours les premiers bénéficiaires. Les journaleux, les bonimenteurs et les professeurs apprennent au bon peuple qu’il s’agit d’une redistribution des richesses, des riches aux pauvres, pour réduire les inégalités car nous sommes tous égaux sur terre. Raffinement supplémentaire, Ali Baba a même eu la perversité d’inverser les rôles : maintenant, ce sont ceux qui tentent d’échapper aux vols légalisés que sont les impôts qui sont mis au pilori, poursuivis puis condamnés, comme en atteste entre autres l’affaire des Panama Papers !

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4 avril 2016 1 04 /04 /avril /2016 10:11

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~~Création monétaire et règles comptables : le cas SNCF Rédigé par jp-chevallier dans la rubrique Etats-Unis, France, Monétarisme Les comptes de la SNCF donnent un excellent exemple de création monétaire, d’une cinquantaine de milliards d’euros… En effet, la création monétaire est souvent due à l’application de règles comptables qui ne permettent pas (aux comptes de certaines entreprises) de donner une image fidèle de la réalité, ce qui laisse se développer l’hypertrophie d’un agrégat monétaire. Ainsi en est-il pour ce qui concerne les comptes de la SNCF dont les dirigeants utilisent une règle, dite IAS 20, qui leur donne la possibilité de ne pas comptabiliser les immobilisations à leur (juste) valeur nette (74 milliards d’euros) fin 2015 mais pour un montant diminué des subventions d’investissement (pour 32 milliards) reçues des administrations publiques, soit à hauteur de 42 milliards. De cette façon, les dotations aux amortissements se montent à 2,8 milliards d’euros au lieu de 8 milliards compte tenu d’une dépréciation plausible de l’ordre de 10 % par an. L’actif tangible de la SNCF est en réalité négatif à hauteur de 10 milliards d’euros fin 2015. 4 milliards de subventions sont versés tous les ans par les Régions (incluses dans le chiffre d’affaires !). Il faudrait donc recapitaliser la SNCF d’au moins une dizaine de milliards d’euros pour qu’elle puisse avoir l’apparence d’une entreprise normale. Ce sont donc bien une cinquantaine de milliards d’euros qui se trouvent toujours dans les portefeuilles et sur les comptes bancaires (c’est-à-dire dans l’agrégat monétaire M1) des personnes qui ont voyagé avec la SNCF alors qu’elles auraient dû payer toutes les charges correspondant aux services qu’elles ont utilisés. Cette cinquantaine de milliards d’euros est une toute petite partie (1 %) des 4 000 milliards qui constituent la bulle en M1 au niveau de la zone euro car il existe d’autres sources d’hypertrophie monétaire. Les règles comptables internationales (IAS, International Accounting Standards) en vigueur sont édictées par un Board qui est une association privée mais qui est très influencé par les Etats, surtout européens qui ont réussi à faire adopter cette règle 20 qui est une exception aux principes comptables car il n’y a aucun contre-pouvoir à celui de la nomenklatura de la vieille Europe continentale qui tient absolument à subventionner des services publics sans respecter les règles qu’ils sont censés édicter et faire appliquer ! Dans le passé récent, d’autres cas de dysfonctionnements de règles comptables ont créé des bulles financières ou monétaires… Ainsi par exemple, l’amortissement possible sur une vingtaine d’années des survaleurs de dot com à la fin des années 90 a permis à des dirigeants de sociétés classiques d’acquérir des sociétés opérant sur internet à des prix nettement surévalués en étalant les amortissements de ces écarts d’acquisition (goodwill) sur une longue période, ce qui leur permettait de ne pas faire apparaitre immédiatement ces pertes dans les résultats. En cas d’acquisition justifiée, c’était le jackpot mais en cas d’échec, il n’y avait pas de sanction, c’est-à-dire que les pertes importantes n’étaient pas comptabilisées à leur juste valeur, ce qui a permis le développement d’une gigantesque bulle de sociétés agissant sur internet. Alan Greenspan a laissé cette bulle prendre de l’ampleur pour pouvoir imposer ensuite les mesures qui auraient empêché son apparition, contre l’avis des investisseurs qui ont des groupes de pression très puissants et qui ont tiré des bénéfices indus de cette faille dans les règles comptables. Un autre exemple plus récent est celui des banques qui n’ont pas respecté la règle prudentielle d’endettement que ce bon vieux Greenspan, encore lui, a préconisée dans les années 80, à savoir que le total des dettes des banques ne devait pas dépasser 12,5 fois le montant de leurs capitaux propres, plus connue sous son inverse, le ratio Core Tier 1 qui devait être supérieur à 8 %. Une hypertrophie de l’agrégat monétaire M3-M2, de l’ordre de 500 milliards d’euros dans la zone euro, cf. mes articles à ce sujet, a été crevée par le bombardier B-2, Ben Bernanke qui n’a pas hésité à flinguer pour l’exemple la banque des frères Lehman puis à condamner d’autres big banks too big to fail à des dizaines de milliards de dollars d’amendes. *** Un petit rappel : le rôle des autorités est d’édicter et de faire respecter les règles qui permettent aux acteurs du jeu économique d’agir librement dans ce cadre, ce qui permet d’optimiser la richesse des nations et de leurs habitants. Quand ces autorités faussent ces règles ou ne les appliquent pas, c’est inéluctablement l’effondrement à terme, comme ce fut le cas avec l’URSS. *** Pour ce qui concerne la SNCF, à titre de comparaison, aux Etats-Unis, seul le transport du fret est rentable par voie ferroviaire. Le transport de voyageurs ne l’est pas et il n’y a pas de lignes à grande vitesse ni de TGV car ce sont là des gouffres financiers que les Américains ne veulent pas supporter. Amtrak, la seule société de transport de voyageurs par voie ferroviaire, est comme la SNCF une source de déficits comblés par des subventions, mais dans ce cas, les comptes sont clairs : ils affichent une quarantaine de milliards de dollars de déficits accumulés, Et à ce jour, à ma connaissance, je suis toujours le seul à avoir dénoncé cette nouvelle arnaque de la SNCF ! Les Français sont des veaux. La nomenklatura aurait tort de ne pas en profiter ! Cliquer ici pour voir les rapports financiers d’Amtrak. Cliquer ici pour voir une explication de l’IAS 20. Je remercie la personne qui m’a communiquée les informations sur cette IAS 20.

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29 mars 2016 2 29 /03 /mars /2016 11:50

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~~SNCF : un train d’arnaques qui déraille ! Rédigé par jp-chevallier dans la rubrique France La situation réelle de la SNCF est pire que ce que fait apparaitre son résultat et son bilan publiés car le rapport financier certifié recèle en fait des pertes considérables, de l’ordre d’une quarantaine de milliards d’euros qui sont plus ou moins bien camouflées, ce qui est une tromperie gigantesque… En effet, les dotations aux amortissements de l’EPIC SNCF (le groupe total) se montent à 2,847 milliards d’euros pour l’année 2015… Document 1 : … ce qui représente 6,75 % des immobilisations (corporelles) qui se montent à 42,320 milliards, Document 2 : Or, à titre de comparaison, Deutsche Bahn comptabilise 4,471 milliards d’euros de dotations aux amortissements… Document 3 : … pour 42,821 milliards d’immobilisations, soit 10,44 % ce qui signifie que les Allemands considèrent que la perte de valeur du matériel roulant et des infrastructures est de l’ordre de 10 % par an, ce qui est a priori vraisemblable, Document 4 : Dès lors, la sous-évaluation des dotations aux amortissements de l’EPIC SNCF est déjà a priori importante et anormale. Par ailleurs, les immobilisations corporelles de l’EPIC SNCF réseau se montent à 57,476 milliards d’euros d’après les chiffres publiés dans le rapport financier 2015… Document 5 : … et celles de l’EPIC SNCF Mobilités à 12,394 milliards, Document 6 : Comme l’EPIC SNCF (le groupe total) est constitué de deux ZEPICs, l’EPIC SNCF réseau et l’EPIC SNCF Mobilités (et accessoirement encore d’un autre EPIC), le montant de ses immobilisations devrait être la somme des immobilisations de ces deux ZEPICs, soit : 57,476 + 12,394 = 69,870 milliards Or, le montant des immobilisations de l’EPIC SNCF publié dans le bilan est de 42,320 milliards d’euros (cf. document 1). Il y a là une incohérence monumentale ! Pourquoi ce grand écart ? La réponse est dans le rapport financier de l’EPIC SNCF (le groupe total), dans la note 4,1 qui avoue que ses immobilisations ne sont pas comptabilisées à leur valeur nette comptable en fin d’exercice, mais pour des montants diminués des subventions d’investissements versées par l’Etat et les Régions, ce qui est totalement contraire aux règles comptables, évidemment, Document 7 : Le montant de ces subventions d’investissements se montait fin 2015 à… 32,270 milliards d’euros ! Document 8 : Le bilan publié par l’EPIC SNCF (le groupe total) ne respecte pas les règles comptables, ce qui est condamnable mais pas condamné, évidemment. En fait, le montant des immobilisations de l’EPIC SNCF (le groupe total) qui aurait dû être publié aurait dû se monter à 74,590 milliards d’euros et les dotations aux amortissements auraient dû être de l’ordre de 8 milliards à l’instar de celles de Deutsche Bahn, et non pas de 2,8 milliards (cf. document 1). Dès lors, les pertes réelles de l’EPIC SNCF sont de l’ordre 5 milliards d’euros au lieu d’un (petit) bénéfice publié. Les comptes de l’EPIC SNCF (le groupe total) sont certifiés… Document 9 : … mais prudemment, les commissaires aux comptes prennent quand même quelques précautions en ne garantissant pas la valeur nette des actifs ! Document 10 : En fait, d’après les déclarations du patron de la SNCF, ces commissaires aux comptes ont manifestement refusé d’avaliser une première mouture des dotations aux amortissements en exigeant de comptabiliser une douzaine de milliards de pertes de valeur. Comme le montant de l’actif tangible est négatif à hauteur de 10 milliards d’euros, compte tenu des subventions d’investissements de 32 milliards, ce sont donc une quarantaine de milliards d’euros que les administrations publiques, c’est-à-dire les contribuables, ont versé à la SNCF pour qu’elle se maintienne en survie ! Les Enarques ont l’habitude de créer des usines à gaz pour camoufler des dettes et des pertes, mais dans ce cas, l’usine à gaz de la SNCF les révèle finalement… à condition de savoir décrypter correctement ses comptes. L’EPIC SNCF (le groupe total) a publié son rapport financier vendredi dernier, Vendredi Saint. Aucun journaleux n’a publié à ce jour d’article sur ce petit trou d’une quarantaine de milliards d’euros qui est et sera finalement comblé par les contribuables, ce qui n’intéresse personne. Je suis le seul, à ma connaissance, à avoir mis en évidence cette tromperie.

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25 mars 2016 5 25 /03 /mars /2016 16:00

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~~SNCF : la totale en train de faire faillite Rédigé par jp-chevallier dans la rubrique France L’EPIC SNCF, c’est-à-dire l’entité qui englobe tout ce qui correspond à ce qu’on appelait jadis la SNCF, vient enfin de publier ses comptes qui font apparaitre un actif tangible négatif de quasiment 10 milliards d’euros (9,971 milliards plus précisément), soit 7,402 de capitaux propres négatifs plusse 2,571 d’écarts d’acquisition (des plantages décelés non enregistrés en pertes à ce jour), Document 1 : Les dotations en capital de l’Etat qui étaient de 14,7 milliards d’euros ont donc déraillé et il faut que l’Etat rajoute une bonne grosse douzaine de milliards pour sauver ce service public que le monde entier nous envie. Bien entendu, les 66,4 milliards d’euros de dettes à long terme sont en rab. Même sans ces dépréciations d’actifs, le résultat net aurait été quasiment à zéro pour 31 milliards d’euros de chiffre d’affaires, Document 2 : Bravo les artistes ! Il ne reste plus qu’à augmenter le déficit de l’Etat d’une grosse bonne douzaine de milliards d’euros supplémentaires pour apurer ces comptes, avec l’aide des mécanos de la Générale ? Cliquer ici pour voir le rapport financier de la SNCF.

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25 mars 2016 5 25 /03 /mars /2016 10:37

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~~La valise ou le cercueil, le film Rédigé par jp-chevallier dans la rubrique Europe, France Les hommes se sont massivement et cruellement massacrés pendant des millénaires, souvent dans des guerres de religion, mais depuis quelque temps, la mentalité des gens a changé : ils cherchent surtout le moyen d’obtenir un taux de croissance du PIB dans les 2 % plutôt que dans les 1 %. Seuls beaucoup de musulmans continuent à préférer mourir en tuant le plus possible de monde et entre autres des Européens qu’ils désignent comme leurs ennemis alors que leurs victimes ne faisaient que vivre normalement et paisiblement dans leur propre pays. Il y a une cinquantaine d’années, les hippies allaient en stop en Inde. Il y a une dizaine d’années, le Paris-Dakar traversait encore le Sahara. Il y a 2 ans les fonds de la Mer Rouge sur la côte égyptienne étaient encore accessibles. Récemment encore, la Turquie et en particulier Istanbul étaient des destinations touristiques très prisées… L’islam gagne du terrain. Les pays musulmans dans lesquels les non-musulmans doivent faire leurs valises (sinon c’est le cercueil dans le meilleur des cas) sont de plus en plus nombreux et leurs dirigeants sont de plus en plus agressifs, certains comme les Iraniens répétant qu’un de leurs principaux buts est de détruire Israël en cherchant entre autres à produire des bombes atomiques. Schumpeter avait bien prédit (pendant la Seconde guerre mondiale) que le capitalisme libéral pourrait triompher du socialisme nationaliste mais qu’il pourrait être menacé à terme de l’intérieur par un socialisme larvé, celui qui est imposé maintenant par la nomenklatura euro-zonarde ou de l’extérieur par des sectes religieuses sans avoir pu toutefois désigner les sectes musulmanes. En fait, la vieille Europe continentale est victime de ces deux ennemis. Maintenant, c’est trop tard pour réagir. C’est la valise ou le cercueil pour les Européens et les Français en particulier. Les musulmans s’incrustent lentement mais surement dans beaucoup de pays. Ils sont sans structure centralisée, mais avec des unités plus ou moins autonomes très efficaces à terme. Pour comprendre comment des Européens, les Français d’Algérie, se sont fait prendre à ce piège pernicieux, il faut voir le film La valise ou le cercueil. Il est édifiant. Il ne passe pas sur les chaines télé car il a été censuré par la nomenklatura mais une version est visible gratuitement sur internet et un DVD est vendu sur Amazon. Cliquer ici pour voir ce film.

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22 mars 2016 2 22 /03 /mars /2016 18:01

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~~La valise ou le cercueil ! Rédigé par jp-chevallier dans la rubrique Etats-Unis, Europe, France Après les accords d’Evian de mars 62, les Algériens ont dit aux Français d’Algérie : la valise ou le cercueil ! Ils sont partis. Maintenant, en fait depuis les attentats du 11 septembre 2001, et surtout après ceux commis plus récemment en Europe et en particulier en France par des musulmans fanatiques, le slogan doit être retourné : la valise ou, non pas le cercueil ! … mais le retour forcé dans un pays musulman pour les musulmans, d’abord pour ceux qui sont a priori les plus dangereux, ce qui est une réaction modérée par rapport aux risques encourrus. Evidemment, aucun homme politique au pouvoir ne voudra mettre en œuvre une telle politique pourtant logique et a priori efficace. Le slogan doit alors être interprété d’une autre façon : la valise ou le cercueil… pour les Français (de souche) en France ! Pour l’instant, les attentats commis en France par des musulmans fanatiques sont rares mais ils se multiplieront et surtout, la situation sera invivable quand les quartiers musulmans, relativement calmes tant que les autorités tolèrent les trafics de drogue et les vols, se soulèveront. Pour survivre, il faudra donc être dans des pays où ne se trouvent pas ces musulmans. Pour l’instant, Donald Trump est le seul homme politique d’envergure qui ait osé prendre une position claire et pertinente sur ce problème. Par ailleurs, les mesures prises par les autorités sont totalement inefficaces… Ainsi par exemple, tous les musulmans peuvent entrer librement dans une gare ou une aérogare avec des valises d’effets personnels ou… d’explosifs sans faire l’objet d’aucun contrôle. Il ne sert à rien de multiplier les patrouilles de policiers ou de militaires qui ne font que se promener inutilement car ils n’impressionnent pas les musulmans qui sont prêts à se faire exploser avec les bombes qu’ils portent. Et une fois de plus, les hommes politiques au pouvoir font de nouveau la même erreur anxiogène qui consiste à déclarer que le pays est en guerre alors qu’il aurait fallu au contraire, faire comme Alan Greenspan après les attentats du 11 septembre 2001 lorsqu’il a incité les Américains à continuer à vivre normalement en continuant à voyager, à aller aux spectacles, au restaurant, … Enfin, il est choquant de constater que le successeur de notre histrion ignare profite une fois de plus de la situation pour grappiller quelques points inespérés dans les sondages en pareille situation.

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